Kings of suburbia (deluxe)

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Kings of suburbia (deluxe)

Message  Saby le Ven 10 Oct - 1:48

Sortie Octobre 2014



Titres
1. Feel It All
2. Stormy Weather
3. Run Run Run
4. Love Who Loves You Back
5. Covered In Gold
6. Girl Got A Gun
7. Kings Of Suburbia
8. We Found Us
9. Invaded
10. Never Let You Down
11. Louder Than Love

Deluxe 4 chansons bonus + DVD
12. Masquerade
13. Dancing in the dark
14. The heart get no sleep
15. Great day

The intimate interview "Time that we have the talk"


coffert deluxe limité
CD deluxe + DVD + vinyle + cassette Devilish + livre photo







Tokio Hotel : "Kings of Suburbia", critique de l'album titre par titre


Tokio Hotel est de retour avec un nouvel album, "Kings of Suburbia". Le groupe a grandi, et le prouve musicalement sur ce disque en osant mélanger les styles, quitte à s'éloigner de son son d'origine. Critique de l'album, titre par titre.

1. Feel It All

On le sait, Tokio Hotel a bien changé. Dès les premières notes de "Feel It All", c'est le côté pop qui prend le dessus sur les guitares qui ont bâti le succès du groupe allemand. Un beat dance s'invite tandis que Bill assure que sa bande est indestructible. « Nothing can break us down tonight » chante-t-il, tandis que des "oh oh" s'immiscent sur le refrain taillé pour le dancefloor, avec des riffs en guise de fil rouge. « A new day is coming » nous prévient le leader, si on ne l'avait pas encore remarqué. Malgré tout, la noirceur de l'interprétation, notamment sur les couplets, conserve l'ADN de Tokio Hotel. Entre deux eaux, sans vraiment avoir le courage de choisir, les cinq artistes démarrent frileusement, mais le titre reste convaincant, notamment grâce à la montée en puissance avant le refrain. 2,5/5

2. Stormy Weather

Les notes de synthés donnent tout de suite la couleur de ce "Stormy Weather". Tandis que le ciel s'obscurcit à l'écoute de ce titre sombre et rock, sur lequel les guitares résonnent, le son sature, la voix s'envole et la mélodie se veut déstructurée par moments. Du Tokio Hotel comme les fans en raffolent. L'ambiance est le véritable atout de ce morceau, les couplets embarquent d'emblée l'auditeur mais le refrain n'est qu'une répétition du titre. Un peu paresseux. Une envolée en deuxième round aurait permis à la chanson de prendre véritablement son envol et de passer du statut d'anecdotique à l'une des vraies réussites de "Kings of Suburbia". Dommage. 2/5

3. Run Run Run

On avait sans doute jamais entendu Tokio Hotel comme ça. Minimaliste, avec un piano et la voix à bout de souffle de Bill, "Run Run Run" touche en plein coeur dès la première écoute. Le titre a pu décevoir les fidèles de la bande car il a été considéré comme le premier single officiel de l'album, mais indépendamment de ce faux statut, la ballade met en lumière le talent du groupe, trop souvent perçu comme un produit pour ados. Avec des paroles comme « I wonder how your body tastes / Inside of someone else's place », les quatre garçons étonnent dans l'émotion, et les répétitions sur le refrain s'intègrent logiquement à ce sentiment de fatalisme qui surgit de "Run Run Run". Une bonne surprise. 3,5/5

4. Love Who Loves You Back

Décidément, Tokio Hotel a décidé d'étonner. Déjà musicalement, "Love Who Loves You Back" balaie tout avec sa mélodie pop, sa basse funky, son pré-refrain crescendo insolent et son refrain tout en sensualité. Et en luxure ! Les rires féminins qui hantent le titre tranchent avec l'ambiance globalement enjouée de la mélodie, ajoutant un côté fantomatique à l'ensemble. Dans le texte aussi, le groupe surprend. « Take my hand, I'll take you there » lâche Bill. Hymne à la liberté sexuelle, et donc à la masturbation et au triolisme, Tokio Hotel affiche une image mature et audacieuse. Un risque qui paie. Yeah I like it like that ! 4/5

5. Covered In Gold

Proche de "Love Who Loves You Back" dans l'esprit, "Covered in Gold" délaisse une nouvelle fois le rock si cher aux fans pour se jeter à corps perdu dans la synth-pop. Mais l'esprit glam-rock est bien là, en filigrane ! Encore une fois, Tokio Hotel ne manque pas son effet notamment avec ses synthés 80's, le flow volontairement vintage du chanteur, un pré-refrain langoureux et un refrain revival sur lequel la voix de Bill Kaulitz se module allégrement à la Erasure. Kitsch à souhait, mais légèrement irritant à la longue à cause d'une overdose d'autotune entre autres. La production est cependant soignée et crédible. 3/5

6. Girl got a gun

Autre OVNI de "Kings of Suburbia", "Girl Got A Gun" démontre à nouveau à quel point le groupe allemand a besoin de prouver sa légitimité. Mais, fait rare, Bill, Tom, Georg et Gustav ne donnent pas dans la surenchère. Certes, ce titre ne fait pas forcément dans la finesse musicale, à cause d'un refrain extrêmement répétitif et d'une production musclée, mais cette agressivité est logique puisqu'elle s'adapte au texte. Les nerfs à vif, le leader veut s'expliquer une bonne fois pour toutes avec sa petite amie pour savoir si leur histoire est toujours d'actualité ou bel et bien finie. Finalement, il prend les devants et la quitte sans ménagement. « You dirty bitch, beautifu-ful / Treatin' me like an anima-al » lui lance-t-il. Le message est passé pour tout le monde. 3/5

7. Kings Of Suburbia

La pop se mêle au rock radiophonique sur ce titre qui donne son nom à l'album. Nocturne et urbain, "King of Suburbia" devrait surtout faire sensation sur scène. On imagine déjà une armée de jeunes révoltés en perte de repères qui rode dans une ville. « We are young with open eyes / Blinded by the city lights / Lose control just to feel alive / Just another day in paradise ». Percutant, ce titre est un nouvel appel à la liberté d'être soi-même. « We are who we are » ne cesse de scander Bill, tandis que des "oh oh hey oh" viennent apporter un côté fédérateur à la chanson. Sur le pont, le leader parle pour rallier ses troupes. Réussi même s'il manque l'étincelle. 2,5/5

8. We Found Us

Encore des synthés en introduction... Mais rapidement, "We Found Us" se profile comme l'une des meilleures chansons de ce nouvel album de Tokio Hotel. Hypnotiques, ils apportent à ce morceau un véritable relief, une atmosphère brumeuse et moite, alors que le tempo s'accélère pour former soudainement un refrain électro, dansant mais mélancolique, rythmé sans assommer l'auditeur, avec toujours cette fêlure dans la voix du leader et ce côté dark cher au quatuor. Gros single potentiel, il se retient en une seule écoute et n'a pas besoin d'en faire trop pour accrocher. L'équilibre est mesuré, l'émotion est palpable. Tout bon ! 4/5

9. Invaded

Au bout de neuf chansons, on se dit peut-être que l'on a fait le tour du nouvel album de Tokio Hotel mais la ballade "Invaded" réussit son pari. Ce piano-voix ne brille pas forcément par son texte plutôt classique sur une rupture amoureuse, mais son refrain en est la pièce maîtresse. Blessé, Bill Kaulitz la joue scolaire sur le premier couplet avant de finalement se laisser happer par le contexte et de briller sur le refrain calibré pour séduire les coeurs sensibles. Avant le final, la chanson prend d'ailleurs une autre dimension avec l'arrivée d'une guitare acoustique, accompagnant la voix plaintive du leadeur. 3,5/5

10. Never Let You Down

On a précédemment pardonné à Tokio Hotel son excursion électro et même son côté loufoque. Mais "Never Let You Down" a plus de mal à passer. Le refrain qui ouvre le titre est criard et agresse d'entrée. Le délire se fait ensuite sur les couplets déstructurés et parlés, avec un je-m'en-foutisme bancal, tandis que le refrain ne vient pas vraiment relever le niveau. Sans âme, le titre ne marque que par son côté trashy, et seul le pré-refrain est à sauver, grâce à une production, certes pas vraiment originale mais efficace, tandis que le piano en fond injecte un peu de douceur au tout. Vous l'aurez compris, on zappe ! 2/5

11. Louder Than Love

Tokio Hotel nous quitte en s'imaginant dans un stade. Avec ses riffs de guitare, son ambiance planante et son refrain aérien, porté par une touche dance-électro sage, le groupe a sans aucun doute concocté ce titre spécialement pour la scène. Les "oh oh oh" qui accompagnent la voix de Bill sur le refrain, nappé de synthés, ne trompent pas. Encore une fois, si le morceau n'est pas à dominante rock, c'est l'énergie du chanteur lorsqu'il répète "louder" en boucle sur le final qui en insuffle par touches. La chanson ne restera pas dans les mémoires, on s'attendait à plus percutant pour clore cette version standard. 2,5/5

Notre avis : 3/5
Tokio Hotel a clairement une ambition internationale avec cet album. Les fans regretteront l'absence d'allemand et de rock torturé, mais le groupe a le mérite d'installer un univers, d'afficher une certaine maturité et d'oser quelques touches d'audace, souvent réussies.

Source : chartsinfrance.net
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