Interview: Bill Kaulitz : « Il était temps de faire quelque chose de nouveau »

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Interview: Bill Kaulitz : « Il était temps de faire quelque chose de nouveau »

Message  Miss BK le Lun 20 Oct - 4:03

Bill Kaulitz : « Il était temps de faire quelque chose de nouveau »


Après cinq ans, Tokio HOTEL apporte un nouvel album sur le marché. « Kings of Suburbia » surprend avec un son pop-électro ainsi qu'avec un clip – qui accompagne le single – très discuté. Quel message le groupe voudrait-il délivrer au monde ? Ils le révèlent dans une interview avec « Spot on news ».
Les Tokio HOTEL ont sorti un nouvel album. « Kings of Suburbia » a une sonorité étrangement différente par rapport aux premiers albums des garçons. Les chansons n'ont pas seulement des sons électroniques et pops et avec leur nouveau single « Love Who Loves You Back », les garçons originaires de Magdeburg font passer un message clair. Avec l'agence de presse « Spot on news », Bill Kaulitz (25 ans) et Gustav Schäfer (26 ans) ont parlé des pensées cataloguées. De plus, ils expliquent pourquoi il était temps de faire du changement.

Le clip de « Love Who Loves You Back » a fait sensation. Bill, beaucoup de gens veulent savoir si vous êtes bisexuel. Vous vous êtes exprimés en faveur d'un amour indépendant du sexe. Pourquoi les gens d'aujourd'hui ont-ils encore besoin de coller des étiquettes ?
Bill Kaulitz : C'est une bonne question, je me l'a pose aussi. Je ne comprends pas. Mon message est : Ne cataloguez pas les gens et ne remettez pas toujours cela sur la table. Chacun peut aimer qui il veut – sans le crier sur tous les toits. Nous ne pouvons de toute façon pas le choisir par nous-mêmes, c'est l'amour qui guide nos cœurs. Tout le monde s'en rendra compte à un moment donné.

On ne peut pas non plus prédire cela...
Kaulitz : C'est vrai. Qui sait, je vais peut-être rencontrer l'amour de ma vie en sortant de la chambre d'hôtel. Ces rencontres peuvent aussi tout changer. C'est pour cela que je trouve difficile de limiter l'amour au sexe ou à la religion ou à quelque chose dans ce style.

Les gens pensent avec un esprit étroit, voient-ils trop en noir et en blanc ?
Gustav Schäfer : Définitivement.
Kaulitz : Absolument. A mon avis, on devrait être beaucoup, beaucoup plus ouvert sur toutes les sortes d'amour. Je trouve ennuyeux cette pensée cataloguée que certains peuvent avoir. Par le passé, les gens me disaient toujours : « Tu es garçon, tu ne peux pas t'habiller et porter du maquillage comme tu le fais ». Je pense que c'est valable par rapport à la mode, mais aussi par rapport à l'amour et à la sexualité. Chacun devrait vivre comme bon lui souhaite, de la façon dont il se sent le mieux.

Comment peut-on briser ces tabous ?
Kaulitz : On ne peut qu'heurter cela. Nous n'avons pas non plus voulu rendre cela trop sérieux dans le clip, il y a aussi des détails plus joyeux. Nous essayons simplement d'encourager à ce sujet et voulons dire : Détendez-vous tous !

Votre nouvel album s'appelle « Kings of Suburbia » – les rois de la banlieue. Que signifie ce titre ?
Kaulitz : Nous venons nous-mêmes du fin fond de la banlieue, nous connaissons donc les banlieues. Et puis, il s'agit de ce sentiment que vous avez quand vous venez d'enregistrer une incroyable chanson. On se sent vraiment comme le roi de son monde et de son univers. Mais quand on regarde le monde d'en haut et que l'on voit des milliards de personnes avec leurs petits monde à eux, ça perd d'un coup toute son importance. Nous avions aussi ce sentiment, quand nous avons enregistré l'album.

Le nouvel album a une sonorité étrangement différente par rapport à ce que vous faisiez avant. Comment décririez-vous le son du nouvel album ?
Schäfer : Il déchire.
Kaulitz : Très électronique. Nous avons beaucoup fait la fête à LA et nous avons été inspirés par des DJs, par des festivals et par la musique électronique. Nous avons fait beaucoup expériences, nous avons d'ailleurs eu beaucoup de temps pour ça. C'est aussi la première fois que nous produisons par nous-mêmes. Cela nous a fait avancé en tant que musicien. J'ai aussi essayé de nouvelles choses en tant que chanteur. Nous nous ennuyions avant, il était donc temps de faire quelque chose de nouveau.

Est-il important de se réinventer encore et encore en tant qu'artiste ?
Kaulitz : Totalement ! Ca ne devrait en aucun cas être forcé, d'ailleurs pour nous, ça s'est naturellement produit. Les chansons sur l'album sont comme un « best of » de ces quatre dernières années. Nous avions tellement de chansons après cette période et nous nous sommes dit : Qu'est ce qui rendrait l'album plus fort et meilleur ? Nous avons donc regrouper des chansons.

L'album est à la première place dans de nombreux pays. Pensez-vous que vous avez convaincu musicalement vos anciens fans ? Ou ceux-ci achètent-ils l'album à cause du nom Tokio HOTEL ?
Kaulitz : La prévente a déjà très bien commencé, alors qu'il n'y avait toujours pas de chanson à ce moment-là. La version Deluxe a rapidement été épuisée. Bien sûr, beaucoup de fans l'ont acheté sans connaitre la moindre chanson. Maintenant, nous recevons des réactions positives des fans, mais aussi de personnes qui viennent de découvrir l'album. Ils ont aussi trouvé la chanson tout simplement géniale et l'ont acheté. Puis, ils veulent l'album parce qu'ils ont vraiment aimé les trois premières chansons.

Avez-vous une chanson préférée dans l'album ?
Kaulitz : C'est difficile à dire : Il y a une histoire derrière chaque chanson et nous avons passé beaucoup de temps sur chaque chanson. Mais en général, « Love Who Loves You Back » est notre préférée à tous. C'est pour ça qu'elle est devenue notre single aussi. « We Found Us » est ma chanson préférée.

De quoi parle la chanson ?
Kaulitz : Il s'agit d'un sentiment particulier : J'aime vraiment sortir et faire la fête, encore plus que les autres gars et Tom. Quand je ne travaille pas le week-end, je ne peux pas rester tranquillement assis à la maison par exemple. Je dois me mêler aux gens, sinon, je deviens dépressif. Je pense que c'est comme ça pour la plupart d'entre nous. Je pense que les gens ne sont pas faits pour être seul. La chanson décrit que toutes ces personnes sont à la recherche de quelque chose la nuit. Toutes ces personnes sortent pour trouver quelque chose. Et dans la chanson, deux personnes se sont trouvées dans un club.

Dans la chanson « Kings of Suburbia », vous chantez : « Accepter les choses qu'on ne peut pas changer. Et modifier ce que l'on peut modifier ». Quelles choses doit-on accepter dans la vie ?
Kaulitz : C'est une prière que je trouve géniale depuis déjà un certain temps et je l'ai incorporée dans la chanson. Je ne l'ai pas écrite moi-même. Pour moi, c'est la plus grande mission dans une vie : Apprendre qu'il faut accepter les choses et qu'il faut rester le plus calme possible dans ces circonstances. Je suis à tout point de vue un maniaque du contrôle total. Je ne peux pas le laisser m'échapper, surtout pas professionnellement. De plus, j'ai un gros problème d'autorité : Je ne peux pas faire face quand des gens me disent ce que je dois faire ou ce que je dois porter, ce qui est bien et ce qui est mal. Je suis très autodéterminé. Quand je me sens étriqué, je peux rapidement changer de visage, je deviens alors un autre homme. La liberté est pour moi la chose la plus importante dans la vie. Cependant, il y a aussi des choses dans la vie qu'on ne peut pas déterminer, par exemple, l'amour justement. Mais aussi professionnellement. Parfois, quand des choses m'arrivent, je me dis : « Détends-toi ! Tu dois accepter cela maintenant et tu ne peux rien y changer ». On souhaite avoir la maîtrise de soi pour accepter les choses comme elles viennent. Et ce n'est pas facile.

source: prinz16
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